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Déclin de la vigne française : la voie corporatiste

5 Septembre 2013 , Rédigé par Cercle Albert de Mun

La question de l’avenir de la filière viticole française, et particulièrement de sa pépinière, a souvent été posée, notamment face à la vive concurrence qu’elle doit affronter et ce, sans de véritables armes défensives. « Dans les années 2000 nous exportions 50 millions de plants, et désormais à peine 15 millions... Dans le même temps l'Italie a fait l'inverse... »[1]

Leader lourdement pénalisé, les pépinières viticoles françaises trainent de lourds boulets normatifs, représentatifs du zèle mal placé de l’administration française. Mais, et ce constat dépasse largement cette filière, c’est bien le coût de la main d’œuvre qui pénalise durablement la compétitivité de l’ensemble : « Un saisonnier nous revient à 12 € par heure, soit 30 % de plus qu'à nos collègues espagnols ou italiens, et encore plus avec les Allemands... »

Evidemment, les ardents européistes appelleront de tous leurs vœux une unification économique entre les différents pays d’Europe afin d’éviter ce genre de « dumping fiscal » tempéré (on notera que par rapport à la France, bien des pays pourraient être accusés de dumping fiscal, tant la taxation française reste aberrante). Chimère absurde : jamais l’allemand ne cèdera aux injonctions françaises, jamais l’italien ou l’espagnol ne sacrifiera l’un de leurs seuls avantages fiscaux pour les beaux yeux d’un Etat Providence français ventripotent.

Face à ces murs inhibant toute la compétitivité française, bien des voies peuvent être étudiées mais déjà, celle de l’union corporatiste permettrait assurément de donner de l’air aux filières françaises. Loin des « réflexes corporatistes » décriées par la caste médiatique française, l’union corporatiste se résume en cette idée simple : les acteurs d’une filière s’entraident au sein d’une association professionnelle commune, posant ainsi des gages de qualité et de savoir-faire véritablement français.

La charte « Entav-Inra » s’inscrit dans cette logique, mais pourrait seulement trouver sa réelle dimension dans un système économique décentralisé, posant l’axiome de la sustentation de tous comme objectif premier, et non la maximisation des profits d’une poignée.

 


[1] http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/plants-vignes-francais-trinquent-03-09-2013-107963

Déclin de la vigne française : la voie corporatiste
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